Voici un lexique sur mesure du e-learning

Voici un petit glossaire donnant des définitions simples et compréhensibles pour vous aider à mieux comprendre la formation numérique.

 

L’être humain semble avoir un goût immodéré pour le jargon. On voit sans cesse fleurir des nouveaux mots à la une de la presse.

 

Beaucoup de journalistes et d’auteurs de blog partent du principe que « tout le monde arrivera à deviner ce que ça veut dire », sans qu’aucune définition en soit donné. Ceci est aggravé par cette propension à vouloir épater les autres en utilisant le nouveau jargon pour ainsi montrer que l’on fait partie “de ceux qui savent”…

 

Alors, si, comme moi, vous ne trouvez pas tout cela très sain, et qu’il est préférable de clarifier vraiment tous ces termes, cet article est pour vous.

 

La formation professionnelle a profondément changé. Avec l’apparition de l’informatique, puis d’internet, une profonde mutation s’est opérée. La formation numérique ou e-learning venait de naître. Mais elle-même devait connaître une évolution. Dorénavant on parle de digital learning. Avant d’en perdre notre latin, commençons par définir ces termes.


E-learning et digital learning, les faux amis


Le e-learning :

  • Learning est le mot anglais qui signifie apprentissage. L’apprentissage est l’activité qui consiste à apprendre un métier, à acquérir des compétences nouvelles ou à assimiler des connaissances.
  • Le « e- » signifie ici électronique, c’est-à-dire qui est mis à disposition sur un support électronique (comme le cédérom, DVD, clé USB, internet, intranet, etc.).

Le e-learning, ou elearning sans tiret, est donc un enseignement qui utilise les nouveaux médias numériques permettant à de nouvelles applications de voir le jour. Il s’agit d’un terme global qui regroupe plusieurs approches, un éventail large de possibilités dont nous allons détailler les plus courantes.

Le digital learning :

Contrairement à ce que son nom semble indiquer, IL NE S’AGIT PAS d’une approche e-learning. Ce n’est donc pas une sous catégorie comme le MOOC ou le microlearning.

Le digital learning désigne une évolution technologique majeure de la pédagogie, à savoir l’apparition du numérique dans toute la chaîne de la formation professionnelle, de la création à la diffusion du savoir. Il englobe donc la production de modules pédagogiques, leur mise en place sur des plateformes sécurisées, la sauvegarde des données, l’interactivité des formations, la mise en place de forums ou de blog, la traçabilité des données, etc.

Bref, le digital learning signifie que le numérique est maintenant omniprésent et dépasse le simple cadre de la formation e-learning. Même dans les salles de classe, en présentielle, on utilise de plus en plus des ordinateurs ou des tablettes.

Rappelons que digital est le terme anglais pour “numérique”, qui désigne les systèmes, dispositifs ou procédés représentant une information à l’aide de chiffres (tels les ordinateurs). Mais “digital” est aussi, en français, l’adjectif qui signifie “qui appartient aux doigts”. Or le digital learning, c’est précisément un savoir à portée de la main, qui recours aux claviers et aux écrans tactiles pour transmettre la connaissance.

Cette liste non-exhaustive comprend les termes qui reviennent le plus souvent. En avons-nous oublié ? Vous pouvez le signaler.

 

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Le MOOC :

Le sigle MOOC signifie Massive Open Online Course, c’est-à-dire un cours en ligne ouvert et massif.

  • Course : il s’agit donc d’un cours qui peut aborder les mêmes sujets qu’un cours « classique ». Ce n’est ni un documentaire, ni une conférence. En France, il existe des MOOC sur le développement informatique, l’entrepreneuriat, la communication et le marketing, le droit, la physique, la chimie, la gestion de projet…
  • Online : c’est-à-dire diffusé sur internet. Autrement dit, le cours peut être suivi de chez soi, dans un café, dans un parc, bref quasiment n’importe où pour autant qu’un accès internet soit disponible et qu’on ait un moyen d’accès (ordinateur, PC, tablette, smartphone) avec soi.
  • Open : Ouvert, en français. Les MOOC sont nés d’une initiative de l’UNESCO afin d’avoir des ressources éducatives libres et de démocratiser le savoir. Ces modules e-learning sont donc gratuits (mais l’obtention du diplôme peut être payante), libre d’accès et ne nécessite pas de pré-requis.
  • Massive : parce que c’est gratuit et que c’est en ligne, on peut y assister massivement. Comme les jeux en ligne, des milliers, voire des centaines de milliers de personnes peuvent assister à un MOOC. Pas de limite de places liées à un espace défini, on peut donc avoir des étudiants éparpillés aux quatre coins du monde.

Le COOC :

Le COOC est l’acronyme de Corporate Online Open Course. C’est la version corporate du MOOC. Au lieu d’être conçu par un établissement d’enseignement, il est produit par une entreprise.

Le microlearning :

Le microlearning est fondé sur la création de modules pédagogiques courts (d’une durée moyenne de 3 à 5 minutes) centrés à chaque fois sur une notion précise avec un objectif défini. C’est de la connaissance à déguster par petits morceaux, en anglais nuggets, non pas dans un fast-food mais plutôt pour un fast knowledge, un savoir rapidement digéré. Il s’appuie sur les technologies 2.0, et il peut, en dehors du format vidéo, se trouver sous forme d’économiseur d’écran, de questionnaire à choix multiples envoyé par SMS ou encore d’un flux RSS donnant à apprendre un nouveau mot par jour (pour assimiler une nouvelle langue par exemple).

Le Blended learning :

Le Blended learning, de l’anglais blended : mélangé, est comme son nom l’indique un mode d’enseignement hybride qui réunit du présentiel et de la formation à distance. Il existe quantité de combinaisons possibles avec une proportion plus ou moins grande de e-learning et de formation en face à face. C’est la grande force du blended learning : il n’a pas de cadre formel précis. Le blended learning peut également comprendre des visio-conférences, l’utilisation d’outils collaboratifs (comme des forums ou des blogs) ainsi qu’un accompagnement sur le terrain (tutorat). On peut même y intégrer des webinaires, ou choisir un modèle comparable à la classe inversée. En résumé, vous faites votre propre cocktail à partir des approches pédagogiques à disposition. A servir frais, avec ou sans glaçon.

Le social learning :

L’être humain apprend en interagissant avec ses semblables, depuis l’enfant élevé par ses parents jusqu’au stagiaire qui fait ses premiers pas dans l’entreprise. Il existe depuis bien longtemps le compagnonnage, un réseau de transmission du savoir renommé. Le social learning s’inscrit dans cet héritage mais utilise les technologies du web pour s’inscrire dans l’entreprise. Il opère un transfert des connaissances en regroupant, structurant et diffusant les compétences de chacun. Il est souvent vu comme un bon complément du blended learning.

Le mobile learning :

Le mobile learning, ou apprentissage nomade, est un concept regroupant une transmission du savoir adapté aux smartphones et tablettes. Le e-learning s’échappe des ordinateurs de bureau pour se transporter dans votre poche. On peut le trouver sous plusieurs formes : textes, vidéos, pistes audios…

Le serious game :

En français, le jeu sérieux, est une application informatique qui regroupe tous les élements du jeu vidéo (3D en temps réel, simulation, etc.) avec un but pédagogique « sérieux ». C’est un biais utilisé par les entreprises pour rendre la formation ludique. Le serious game est utilisé dans les domaines de la défense, la santé, le développement durable, la publicité, mais il se développe pour englober d’autres sphères.