Comment réussir sa transformation digitale en investissant ce qu’il faut où il faut (puis en récoltant de vrais bénéfices)

transformation digitaleIci, on vous révèle comment faire concrètement pour réussir la transformation digitale de votre entreprise, que vous soyez une PME, une ETI ou un grand groupe et quel que soit votre business model. Sans y laisser sa chemise, bien sûr.

 

A l’origine, Groupon ne s’appelait pas Groupon. La plateforme collaborative s’appelait ThePoint.org, et l’un des projets du fondateur, Andrew Mason, était de financer la construction d’un gigantesque dôme de verre au-dessus de Chicago, pour protéger la ville du froid hivernal. True story !

Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que derrière ce terme ultra-rabâché, « la transformation digitale », qu’on vous sert à toutes les sauces, il y a de grandes idées, il y a de l’audace et souvent une pointe de folie.

 

Il y a aussi des interrogations, voire même des angoisses. Après tout, il s’agit d’un bouleversement économique d’envergure, cette digitalisation des entreprises Et s’il ne sert à rien de céder à la panique, vous vous demandez peut-être comment on s’y prend pour faire sa transition numérique, sa tranformation digitale ? Trouvez l’frein et stoppez l’train. Vous êtes au bon endroit.

Avertissement : avant d’aller plus loin, nous précisons que cette page web est totalement bio, garantie sans colorant d’anglicismes à la mode, sans jargon ajouté et sans conservateur. On y parle la langue de Molière et on en est fier !


Mise au point sur la transformation digitale


De quoi ça s’agit ? Avant tout, donnons une définition simple de la transformation digitale, ou transition numérique. D’autant que c’est devenu un terme un peu fourre-tout dont on abuse.

 

transformation digitaleLa transformation digitale désigne le passage d’une économie essentiellement matérielle, s’appuyant sur des points de ventes physiques (bureau, dossiers papiers, paiements en espèces, etc.) à une économie dématérialisée s’appuyant sur des échanges de données (plateformes e-commerces, base de données sur serveurs, monnaies virtuelles, etc.).

 

Digitale est en fait un anglicisme (pour le coup, difficile à éviter quand on traite ce sujet), dont l’équivalent français est « numérique », et désigne la représentation d’informations au moyen de chiffres.

 

Un peu comme dans le film Matrix, des pans entiers de l’économie sont représentés par des lignes de code et font l’objet de transactions dans la sphère virtuelle, grâce à internet et aux nouvelles technologies. C’est ça, la transformation numérique pour les professionnels.

 

Elle s’accompagne d’une révolution culturelle dans le sens où les nouvelles technologies donnent lieu à des nouveaux usages, de nouveaux produits, de nouveaux systèmes, des façons inédites de commercer, de communiquer, etc.

 

Cela concerne qui ? Tout le monde. La transformation digitale n’est pas que pour les grands groupes. Pour vous en convaincre, voici comment une petite librairie bordelaise répond à l’offensive d’Amazon. Il y a des parts de marché à prendre sur internet.

 

La question à vous poser, c’est de savoir si vous allez tenter votre chance ou si vous laissez le champ complètement libre à vos différents concurrents professionnels.

 

Après avoir dégusté l’entrée, je vous propose de passer au plat principal.


Etape 1 de la transformation digitale : Formez-vous  


 

Si vous voulez éviter de dépenser des millions dans la transformation digitale, formez-vous. Il existe quelques bonnes formations sur le sujet. Pour vous documenter, je vous renvoie à l’article de Fred Cavazza,les clés pour réussir sa transformation digitale, qui en donne une sélection.

 

Maintenant, je vais vous confier une astuce simple. Si vous voulez comprendre un domaine, obtenez des bonnes définitions des notions de base qu’il recouvre. Cela suffit à vous ouvrir en grand les portes de ce domaine. Si, comme moi, vous vous formez sur le tas, votre meilleur ami est le dictionnaire.

 

Par « bonnes définitions », je veux dire : des définitions simples et compréhensibles. Vous pouvez commencer par notre petit glossaire pour mieux comprendre la transition numérique.

 

Ensuite, soyez curieux et aller voir ce que font vos concurrents sur leur site internet, sur les comptes de leurs réseaux sociaux, sur leurs points de vente. Vous vous familiariserez ainsi avec les différents usages digitaux, leurs applications, les stratégies digitales associées au marketing, les outils de digitalisation utilisés par les sociétés et leurs effets sur le marché, etc.

 

Vous pouvez aussi rassembler quelques études. Ce dernier point vous aidera pour l’étape suivante. Voici quelques exemples récents.

 


Etape 2 : faites-vous des amis


 

Pour mettre en place la transformation digitale dans votre entrepriseil vous faut des alliés. Vous allez rencontrer une résistance au changement et vous allez vous heurter à un noyau d’opposants irréductibles. La révolution numérique que votre entreprise doit piloter nécessite de réinventer votre stratégie de communication, votre culture d’entreprise, votre stratégie de marketing, votre communication interne. Il vous faut pour cela anticiper les résistances organisationnelles, être prêt à innover et vous donner les moyens d’une conduite du changement agile et efficace.

 

Tom Cochrane, l’artisan de la transition numérique de la Maison Blanche (effectuée sous le mandat de Barack Obama), raconte comment il a surmonté l’immobilisme. Il s’est appuyé sur les employés qui avaient les profils les plus innovants, les plus désireux de partager et de collaborer. Il se peut que ce soit les plus jeunes collaborateurs (la fameuse génération Y), mais pas que.

 

Il vous faut mener une sorte de campagne électorale en vous appuyant sur vos supporters pour gagner à votre cause 80% des membres de l’entreprise. Pour cela, vous pouvez utiliser la documentation que vous avez rassemblée, et montrer à vos collaborateurs ce que font vos concurrents.

 

Vous pouvez aussi diffuser une culture numérique et faire adhérer vos équipes à la transformation digitale avec la vidéo. Utiliser des vidéos explicatives reste un des leviers les plus efficaces pour convertir vos collaborateurs à la nécessité d’évoluer. Vous pourrez alors lancer les premières expérimentations.

 

A savoir : un individu seul PEUT être à l’initiative de la transformation digitale. Tout grand projet commence avec une personne visionnaire. Mais pour la mise en œuvre, il vous faut réunir une équipe. La transformation digitale est transversale et nécessite que l’entreprise développe cette culture digitale. Il faut vous mettre dans la poche le responsable communication, le responsable marketing, ceux qui travaillent sur des projets web, afin qu’ils concourent à faire de votre entreprise une entreprise digitale. Il vous faut trouver les influenceurs en interne, ceux qui donneront à votre stratégie d’entreprise l’élan nécessaire pour que tout le monde suive, de l’équipe managériale au DRH en passant par les responsables de l’E marketing et de l’E business. Cela demande de déployer une certaine agilité dans le management de projet, et de bien appréhender la stratégie digitale choisie par l’entreprise.

 

Une autre solution, si la taille de votre structure le permet, est d’externaliser le changement, tel que le recommande l’article : 3 étapes pour gérer sa transformation digitale. Une équipe commando travaillant à part expérimente la digitalisation d’une partie de votre activité.


Etape 3 : soignez votre expérience client


 

Une fois que vous vous êtes formé un minimum et que vous avez mené campagne pour rallier les collaborateurs à votre projet, vous pouvez passer à l’action.

 

Mais par où commencer ? ParJeff Bezos et l’abandon de l’approche produit pour passer à une approche centrée sur le client.

 

Jeff Bezos a compris la valeur ajoutée d’Amazon le jour où un cadre d’une maison d’édition, furieux, s’en est pris à lui à cause des critiques négatives que les lecteurs mettaient sur la plateforme e-commerce. Selon ce cadre, le métier de Jeff était de vendre des livres et non de les critiquer. Le fondateur d’Amazon, lui pensait exactement le contraire.

 

« Nous ne gagnons pas d’argent lorsque nous vendons des livres. Nous gagnons de l’argent lorsque nous aidons nos clients à prendre des décisions d’achat. » Jeff Bezos

 

Cette étape n’est pas la plus facile. Elle demande une bonne remise en question et surtout la capacité à jeter un regard neuf sur vos produits ou vos services. Du point de vue de l’utilisateur, quelle serait la véritable valeur ajoutée de ce que vous proposez ?

 

A partir de là, vous pourrez repenser votre expérience client/utilisateur. L’expérience utilisateur désigne la perception, le ressenti des utilisateurs concernant un produit ou un service, en fonction de qualités comme l’ergonomie, l’accessibilité et le confort.

 

Exemple d’expérience utilisateur : Lego, un cas d’école. En 2000, la marque de jouet a un déficit de près d’un milliard de couronnes danoises. En 2014, revirement de situation, Lego détrône Ferrari et devient la marque la plus puissante du monde. Comment ? L’entreprise a soignée son expérience client. Ce qu’elle vend ? Une expérience fun.

 

Certes, il y le film Lego, la grande aventure, et le développement en jeu vidéo qui ont contribué à redorer le blason de la marque. Mais au-delà de ça, lorsque vous vous rendez dans une boutique Lego, vous pouvez très bien vous retrouver, invité par un vendeur, à participer à une grande construction en cours. Et d’un seul coup, vous êtes en train de jouer !

 

Il y a aussi les concours de constructions organisés par Lego qui offre une interaction ludique poussée avec ses clients. Voilà comment on obtient une fidélisation en utilisant une communication digitale appropriée.


Etape 4 : et la technique dans tout ça ?


 

Bien sûr, si vous n’avez pas un site internet, c’est le moment de vous y mettre. Fin 2016, Médiamétrie comptabilisait 37 millions de cyberacheteurs (contre 36 millions en 2015, 34 millions en 2014 et 33,8 millions en 2013).

 

Pour remplir les exigences de l’expérience client, vous pourrez avoir besoin de vous équiper. Heureusement, vous pouvez aujourd’hui utiliser le cloud computing, et vous épargnez un investissement coûteux.

 

Le cloud computing, « nuage » ou « nuage informatique » in french, désigne la technologie permettant de stocker des informations ou des logiciels sur des serveurs situés à distance de l’entreprise et non plus dans l’ordinateur de l’utilisateur.

 

Bien que cela soulève des problèmes de sécurité des données, il permet de disposer d’une plus grande puissance de calcul, d’espaces de stockages plus vastes sans investir dans une infrastructure informatique coûteuse et imposante.

 

Voici un comparatif pour vous aider à choisir le meilleur cloud.

 

Pour une option encore plus économique, nous vous invitons à vous renseigner sur la technique des mini-lancements. Une page d’accueil (ou landing page), trois emails bien conçus, une liste d’adresses e-mail que vous collectez minutieusement, et voilà !


Etape 5 : Socialisez-vous


 

réseaux sociauxAbordons maintenant deux grandes tendances du marketing digital. La première est la vente à travers les réseaux sociaux, ou le social selling. Il existe aujourd’hui plusieurs réseaux sociaux et il est facile de s’y perdre.

 

Premier conseil, concentrez-vous sur un réseau. Lequel et pour quoi faire ?

 

Facebook est majoritairement utilisé par le public à titre personnel. Si vous faites du BtoC, c’est là que vous devez diriger vos efforts marketing. Facebook propose entre autre de faire du contenu sponsorisée, c’est-à-dire de booster certaines publications, en vous laissant choisir la segmentation. Le réseau social permet un peu comme adwords (les publicités de Google) d’analyser et de mesurer l’impact de vos campagnes.

 

Si vous faites du marketing BtoB, c’est sur Linkedin que vous devriez investir. Vous disposez d’une quantité d’informations très importante, très utile pour la prospection et le développement de votre réseau de relations. Vous disposez d’une interaction aussi poussée que sur Facebook avec le flux d’actualité sur la page d’accueil. Linkedin est également un bon moyen de montrer son expertise à travers la publication d’articles.

 

Et Twitter ? Ce réseau social marche aussi bien en BtoB qu’en BtoC. La problématique, sur Twitter c’est qu’il y a 30 000 tweets toutes les 5 secondes ! Et vous avez une limitation de 140 caractères pour convaincre votre audience de cliquer.

 

L’utilisation des réseaux sociaux vous permet d’élargir la quantité de prospects pour vos produits et service. Mais concrètement, comment fait-on ? Il vous faut amener ceux-ci à vous transmettre leurs coordonnées pour pouvoir communiquer avec eux, leur envoyer des newsletters ou des offres personnalisées. Le meilleur moyen, c’est d’offrir quelque chose en retour.

 

Dans le BtoC, vous pouvez offrir des échantillons de vos produits ou faire des offres promotionnelles alléchantes. Dans le BtoB, vous vous orienterez plutôt vers le fait de proposer un livre blanc. Mettre à disposition des informations utiles et pertinentes pour vos acheteurs potentiels est une très bonne façon d’établir un premier contact.


Etape 6 : devenez mobile


 

La deuxième grande tendance du marketing digital, c’est le mobile.

Transformation digitale des banques

 

Aujourd’hui les téléphones portables sont des mini-ordinateurs qui font à peu près tout, sauf les popcorns et le repassage.

 

D‘après une infographie de l’agence Relatia, en 2016, 52,7% du trafic web vient du mobile ! En 2017, 50% du commerce en ligne se fait à travers un smartphone.

 

Vous devez vous assurez que votre site internet s’adapte quel que soit le support. Si vous voulez avoir l’air cool, vous dites qu’il est « responsive ». Ça veut dire que les pages web sont lisibles aussi bien sur un smartphone que sur un ordinateur.

 

En moyenne, l’écran d’un téléphone portable est 4 à 5 fois plus petit que celui d’un PC. Mieux vaut donc tester à quoi ressemble votre site internet lorsque que vous y accéder avec le mobile.


Etape 7 : Formez-vous davantage


 

Vous avez initié la transformation digitale de votre entreprise. Bravo ! Vos aventures ne font que commencer. Il s’agit d’un processus continu. Vous pourrez peut-être en faire une série pour Netflix.

 

La meilleure méthode à utiliser, c’est « tester et apprendre » (ou le test & learn en version originale). Vous devez vous accorder un droit à l’erreur, car c’est ce qui fera grandir votre organisation. Certaines actions vont payer, d’autres non. Renforcer ce qui marche et laissez tomber ce qui ne vous rapporte rien.

 

La transformation digitale est un ensemble de bonnes pratiques et il n’existe pas vraiment une voie royale.

 

Vous avez mis en œuvre votre expérience utilisateur et vous commencer à avoir des retours. Un atout important dans la digitalisation de votre activité, ce sont les nombreux outils de mesure qui existent, aussi bien sur Google analytics (où vous avez des indicateurs de performances de votre site internet) que sur les réseaux sociaux. Familiarisez-vous avec ces indicateurs, ce sont les guides de vos actions.

 

Et n’arrêtez pas de vous former, de vous documenter et de regarder ce que font les autres e-commerçants. Une fois que vous avez mis en place une expérience utilisateur attrayante, vous pouvez vous attaquer à un autre chantier de la transformation digitale. Par exemple, vous pouvez regarder du côté de votre expérience employée. Comment accroître le bien-être au sein de votre entreprise en vous appuyant sur les nouvelles technologies.

 

La méthode proposée ici est issue de l’expérience acquise au contact des entreprises que nous avons accompagnée dans leur mue, ainsi que de nos propres expérimentations. Nous sommes restés dans le côté terre à terre de la chose, sans trop d’envolées lyriques sur l’état d’esprit à avoir. Transformer son entreprise est aujourd’hui une nécessité. Laissons donc les considérations métaphysiques de côté et retroussons-nous les manches. Si ça vous aide, vous pouvez toujours vous dire que c’est votre Games of Throne à vous.

 

La transformation digitale est aujourd’hui une simple question de survie. Mais c’est aussi un défi exaltant et passionnant qui amène à repenser l’entreprise et donc à avancer.