Pourquoi avez-vous besoin d’histoires ? Pourquoi est-ce que vous devriez raconter des histoires à votre public cible ? Ou à vos collaborateurs ?

 

Avec internet, est apparu le webmarketing. Et celui-ci, utilisé par de très nombreuses entreprises aujourd’hui, a encombré les canaux du web :

 

  • l’email (qui lit tous ses emails de nos jours ?)
  • les sites internet (qui aime ces fenêtres pop-up qui masquent l’écran brusquement ?)
  • les réseaux sociaux (est-ce que votre fil d’actualité Facebook est envahi par les contenus sponsorisés ?)

 

La toile est devenue un hall de gare, baigné d’un brouhaha incessant qui complique la communication digitale d’une marque.

 

Comment se faire entendre sans hausser la voix ? Parce qu’on sait bien que ça ne sert à rien de crier plus fort.

 

Commencez par raconter une histoire. Un bon narrateur (storyteller en anglais) peut capter l’attention de son auditoire avec quelques mots. En vidéo, il lui suffit de quelques secondes.

Qu’est-ce que le digital storytelling ?

Le storytelling digital, c’est l’utilisation du storytelling en combinaison avec les nouvelles technologies.

 

Au sens strict, il s’agit d’une forme courte de production multimédia numérique qui permet à tout un chacun de partager des histoires. Le support privilégié est la vidéo.

 

Un des rois de ce type de contenu est le youtuber Casey Neistat.

écran ordinateur youtube

 

Au sens large, le storytelling digital inclut également tout type de récit basé sur la technologie numérique comme le podcast, le blogging, les publications sur les réseaux sociaux et même les jeux vidéos.

 

Enfin, la définition de storytelling comprend l’utilisation des codes narratifs dans la stratégie de communication d’une entreprise sur la toile.

 

La note dominante de cette technique est l’utilisation d’une histoire pour attirer l’attention et susciter l’émotion afin d’engager son audience.

La communication digitale est-elle la nouvelle méthode de vente ?

Comment mesure-t-on la réussite d’une campagne publicitaire ? Un des premiers indicateurs de performance est le taux de rétention. De quoi se souvient l’audience le lendemain ou une semaine après avoir été exposée à un spot de pub ?

 

Jennifer Aaker, professeur de marketing à Stanford, signale qu’on se souvient 22 fois mieux d’une histoire que d’un fait brut.

 

Un autre indicateur de performance pour un site internet, c’est le taux de conversion. Quel pourcentage de l’audience a accompli l’action visée par le contenu proposé : cliquer sur un lien, télécharger un contenu, faire une demande de devis…

 

Le storytelling améliore de 30 % le taux de conversion quand une marque l’utilise pour répondre aux questions de ses consommateurs.

 

62 % des marketeurs ont expérimenté l’efficacité du storytelling dans leur stratégie marketing en 2017.

 

Mais surtout, le storytelling permet de vendre, et même de vendre plus cher. C’est particulièrement visible dans le domaine du luxe. Pensez au tee-shirt DHL de la marque Vêtement vendu à 285 $ et qui était épuisé en magasin un mois après sa sortie, en janvier 2016. Il a fait un véritable buzz sur la toile et notamment sur les réseaux sociaux.

C’est ce que le tee-shirt raconte qui fait que des gens l’ont acheté 10 fois au-dessus de sa valeur. Il a suscité des dizaines et des dizaines d’articles dans des journaux tels que The Guardian ou The Telegraph.

La combinaison d’une bonne histoire et de la caisse de résonance de l’univers digital est redoutable.

Storytelling digital et réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont par définition des espaces de partage de vie. Les contenus publicitaires n’y sont pas les bienvenus.

 

Au cours des mises à jour des algorithmes, Facebook, Linkedin et Instagram ont sélectionné des critères pour accroître ou restreindre la visibilité d’une publication.

 

Critères retenus :

  • vues
  • likes
  • commentaires
  • partages

 

Plus une publication créée de l’engagement, plus le réseau social favorise sa diffusion et la montre à plus de gens.

 

Tout contenu qui favorise l’identification des internautes avec le sujet de la publication peut marcher. C’est là où le « il était une fois… » peut opérer sa magie. C’est là où une bonne histoire peut générer de l’engagement et vous donner plus de visibilité.

Storytelling digital et marketing

Ce qui a changé avec l’émergence d’internet et les nouveaux modes de communication, c’est la possibilité pour le consommateur d’interagir avec la marque. Cela signifie qu’il peut aussi la sanctionner quand le message marketing est conçu comme irritant.

 

Aujourd’hui, un internaute peut :

  • ranger un email dans les spams
  • s’équiper d’un adblocker
  • ignorer l’annonce au début de sa vidéo YouTube
  • signaler une publication comme inappropriée au réseau social qui la diffuse
  • interpeller une marque directement en la taguant dans une publication

 

Une entreprise ne peut donc faire ce qu’elle veut dans sa stratégie marketing. En témoigne le scandale de la pub Yves Saint Laurent en 2017. Sa campagne de pub donnant une image dégradante de la femme avait même été interdite par la mairie de Paris après un gros bad buzz sur la toile.

 

Le marketing ne repose plus seulement entre les mains d’un directeur marketing et d’un directeur artistique.

 

publicité innocent smoothie

Une campagne publicitaire de la marque Innocent : un bon exemple de storytelling

 

Les marques doivent composer avec leur audience. La manière moderne de faire du marketing est de créer une communauté. Et la meilleure façon de créer une communauté, c’est de raconter des histoires autour de l’ADN de la marque, d’intégrer le storytelling dans la publicité.

Storytelling digital et éducation

Tout comme le consommateur est devenu un consom’acteur, l’apprenant lui aussi souhaite interagir dans sa formation. Il ne veut plus être un récepteur passif d’un savoir dispensé par le professeur ou le formateur.

Le développement de l’e-learning tient d’abord à la liberté qu’il confère à l’apprenant de se former où il veut, quand il veut et au rythme qu’il souhaite.

 

Le point faible d’une formation en ligne, c’est qu’à tout moment, celui qui la suit peut l’interrompre pour faire autre chose (surfer sur internet, répondre à ses emails, etc.). Construire sa formation e-learning autour d’un bon storytelling renforce son attractivité et permet d’engager l’apprenant plus intensément.